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Cession Acquisitions Evaluation des PME (non cotées)

J'ai créé ce blog pour enrichir ma réflexion, dans le cadre de la rédaction d'un support de formation que je suis en train de créér, sur le thème de l'évaluation des PME non cotées.

L'évaluation constitue la base de réflexion de toute action et bien entendu le support indispensable de la négociation. Celle ci ne se limite cependant pas à une querelle de chiffres. les comportements, l'expérience de chacun, les enjeux que chaque partie engage sont des élements souvent plus probants que la simple réalité comptable.

J'espere que les informations que vous pourrez trouver ici vous seront utiles. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires et de vos reflexions en engageant la discussion. Tous les points de vue, surtout les plus divergents sont les bienvenus.

Frédéric GARCIA

fgarcia@club-internet.fr

Dimanche 7 mai 2006 7 07 /05 /Mai /2006 19:09
Réflexions pleines de bon sens et documentées par l'expérience.....
Lecture très interresante qui recadre l'écart entre théorie et pratique......

dotFactory



Par Frédéric Garcia - Publié dans : Sources et documentation
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Samedi 6 mai 2006 6 06 /05 /Mai /2006 10:23
pages.stern.nyu.edu/~adamodar/New_Home_Page/valuation/val.htm#ch2

Un site remarquable .... très documenté, très approfondi..... Beaucoup de matériel de modélisation.
En anglais comme la plupart des bonnes sources de corporate.
Par Frédéric Garcia - Publié dans : Sources et documentation
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Samedi 6 mai 2006 6 06 /05 /Mai /2006 09:40
Remarquable vademecum du candidat à la reprise mais aussi du cessionnaire potentiel.
Un point cependant n'est pas abordé... le passif social, trop souvent négligé des cessionnaires et systématiquement ignoré des petits patrons.... c'est un point qui fait souvent très mal dans les négo de prix... à l'inverse, son inclusion dans le dossier est toujours un gage de qualité des équipes de conseil et d'accompagnement.

http://cyrilreinhard.blogs.com/cr/2005/11/la_reprise_et_t.html
Par Frédéric Garcia - Publié dans : Sources et documentation
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Vendredi 5 mai 2006 5 05 /05 /Mai /2006 17:02

Quelle drole d'idée......

allez voir ce site et donnez moi votre avis....

http://perezpla.typepad.com/jpp/2006/05/qui_veut_rachet.html

et

http://brosseadomicile.typepad.com/blogadents/2006/05/une_brosse_dent.html

Il est possible que mon approche ne soit désespérément pas assez rock'n roll.

je me demande quel chiffre d'affaires on peut espérer tirer en vendant des brosses par internet. si chausettes on line n'avait pas existé ... j'aurais pensé à un poisson d'avril on line.....

Par Frédéric Garcia - Publié dans : cession
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /Mai /2006 00:37
Valoriser l'actif net corrigé  consiste à déterminer le cout de reconstitution de l'actif de l'entreprise bien par bien.  L'actif net aussi appelé situation nette peut être défini comme l'excédent total des biens et droits de l'entreprise (soit l'actif) sur le total de ses dettes envers les tiers (partenaires financiers ou économiques), à savoir le passif exigible.

Cette définition peut faire l'objet de la formulation suivante:

Actif net réévalué = Actif réévalué - Passif exigible.

La démarche de l’évaluation de l'actif net d'une entreprise consiste à déterminer en priorité:
  • La valeur « réelle » du patrimoine de l’entreprise, c’est-à-dire son actif net réévalué,
  • Le montant « réel » des résultats obtenus par l’entreprise (hors distorsions fiscales, actionnariales ou manageriales). 
Pour obtenir des éléments aussi significatifs que possible, on est généralement amené à corriger plus ou moins substantiellement les données de la comptabilité qui constitue le point de départ de la démarche de l'évaluateur. Le but de cette étude est de présenter les principales corrections que l’on doit apporter en vue de réévaluer les comptes dans une optique plus purement financière.

La réévaluation est rendue nécessaire par les distorsions importantes existant entre informations comptables et informations économiques nécessaires à une évaluation. Cette réévaluation consiste en la prise en compte des différents biais évoqués précédemment, à savoir :
  • la dépréciation monétaire (biais monétaire et inflation ou change);
  • les problèmes de comptabilisation des biens au bilan (biais juridique);
  • les modalités de calcul des amortissements comptables (biais fiscal) ;
  • la période du cycle d'investissement considérée (biais de croissance) ;
  • l'évolution de certains prix de marché, notamment en ce qui concerne les terrains et les bâtiments.
l'actif net réévalué est égal à la différence entre actif réévalué et passif exigible. Une autre approche de l'actif net réévalué consiste à considérer la situation nette bilantielle de l'entreprise étudiée, à y rajouter les retraitements afférents à l'actif et à en déduire les retraitements concernant les postes du passif. C'est cette approche qui a ici été retenue. Ne nous y trompons pas cependant, cette alternative ne doit pas nous amener à penser que la valeur d'une entreprise depend de la hauteur de ses fonds propres. La théorie financière nous indique que le risque réside dans les actifs, eux seuls sont créateurs ou destructeurs de valeur. L'évaluation de l'entreprise par sa situation nette est une simple application mathématique du principe d'égalité généré par le plan comptable

Nous avons volontairement limité notre approche dans un premier temps au simple redressement des valeurs patrimoniales de l'entreprise. Afin de délimiter les particularités méthodologiques et techniques de chaque catégorie d'actifs de l'entreprise. S'en tenir à cet énoncé équivaut à faire fi de la réalité de l'entreprise en tant qu'etre économique et financier. La valeur d'une entreprise ne saurait bien entendu, sauf hasard ou exception (holdings)  se réduire à la somme algébrique des actifs qui la composent.Le bilan n'est pas tout, et de loin.... mais il est au début de toute étude comme s'en appercoivent certains candidats à l'acquisition qui ont compris que la seule étude des comptes de l'entreprise ne pouvaitpas systématiquement  leur permettre de prendre la pbonne décision.  L'entreprise peut etre appréhendé comme un ensemble d'actifs organisés. La valeur de cette organisation est génératrice ou destructrice d'une rente communément appelée goodwill. Nous aborderons dans un second temps (partie 2 du chapitre 1) l'évaluation de cette rente par l'étude de chacun des éléments entrant en jeu dans sa formation.

Enfin dans une troisieme partie, nous tenterons d'apprécier et de critique les fondements de cette démarche globale. Celle ci est universelle parce qu'intuitivement évidente (tout comme l'immobilier semble intuitivement un investissement systématiquement sur et performant) mais que nous apprend elle réellement sur la capacité d'un ensemble d'actif économique organisé à générer de la valeur, cette capacité constituant le fondement de la formation du prix pour l'acquerrir.
I.       Calcul de l’actif net réévalué
 
A.     Définition
 
1.      actif net

 
l’actif net peut être défini comme l’excèdent du total des biens et droits de l’entreprise (actif) sur le total de ses dettes envers les tiers (passif exigible).
ACTIF NET REEVALUE = ACTIF REEVALUE - PASSIF EXIBILE

2.      Réévaluation
 
La nécessité de la réévaluation résulte de ce que la dépréciation monétaire, les modalités d’amortissement, l’évolution de certains prix de marché (terrains notamment), les modalité de comptabilisation peuvent entraîner de très fortes distorsions entre le bilan économique et le bilan comptable. Certains négociateurs, brutaux ou tout simplement maladroits ont la malheureuse habitude de ne considérer que la seule réalité comptable de l'actif, bloquant ainsi toute négociation. Il est vrai cependant que l'adoption de cette attitude est souvent corélée à une rentabilité endémique et un niveau de fonds propre conférant à la cible un profil squelettique. La conduite de la réévaluation de l'actif doit corriger les eléments distordant la valeur économique de la société de sa valeur comptable. celle ci nécessite cependant d'etre réalisé avec une très grande rigueur, dans le sens de la continuité de l'exploitation, faute de quoi, ses conclusions, marquées par un excés d'optimisme risque de compromettre le rapprochement des parties.
3.      Conduite de l’évaluation en optique de fonctionnement de l’entreprise.
 
La conduite de la réévaluation se situera dans une optique de fonctionnement de l’entreprise et visera :
  • la détermination de la « valeur d’usage »,
  • la séparation des actifs nécessaires à l’exploitation de ceux qui ne le sont pas.
La valeur d’usage est le « prix qu’il serait théoriquement  nécessaire de débourser pour, au moment de l'opération, acquérir un élément susceptible des mêmes usages dans les mêmes conditions d’emploi, ayant la même durée présumée d’usage résiduel, possédant les mêmes performances et ayant appropriation à l’utilisation qui en est faite ». Toutefois, quand il existe un marché pour les biens en cause, il ne saurait être question de retenir une valeur d’usage supérieure à la valeur vénale. Les différents argus ou barèmes professionels prévalent presque systématiquement. On observe cependant des secteurs, tels le transport TP ou la valeur des transaction sur les bien est systématiquement supérieure à leur valeur argus.
Pour les biens hors exploitation, c'est à dire ceux n'entrant pas dans le périmètre exclusif d'activité de l'entreprise, c’est toujours la valeur vénale qui doit être retenue, dans ce cas diminuée des frais prévisibles de réalisation du bien (remise en état, intermédiation, fiscalité). La valeur de ces biens doit cependant etre significative, l'accumulation de biens hors exploitation est préjudiciable à l'image de la cible. Ils peuvent constituer les résidus d'erreurs d'orientation stratégiques ou d'investissements qui n'augure souvent rien de très positif sur la qualité de la gestion des cédants.
Actifs
Banalisés (avec un marché)
Spécifiques (sans marché)
Affectés à l’exploitation
Valeur vénale
Valeur d’utilisation
Hors exploitation
Valeur vénale diminué des frais de vente
 
 
B- Les Frais d'établissement, non valeurs par excelence.
 
Les frais d’établissement proprement dits (frais de constitution, d’augmentation de capital, d’acquisition d’immobilisation, etc.) sont quasi systématiquement considérés comme des « non-valeurs » et ne sont pas repris dans l’actif net. On ne manquera pas cependant de prendre en compte l’économie d’impôt qu’ils procurent qui elle constitue un véritable actif mesurable.
les frais d’étude peuvent parfois etre classés dans la rubrique des frais d’établissement (au lieu de figurer parmi les immobilisations). Dans ce cas si leur montant rélatif et absolu est particulièrement significatif, on peut alors proposer la grille d'analyse suivante:
·  les frais concernant des produits existants sont pris pour zéro (sauf incidence fiscale),
·  les frais d’étude se rattachant à des produits nouveaux (à lancer) pourront être évalués et figurer au bilan, toutefois leur évaluation devra être conduite avec beaucoup de circonspection.
C.     Terrains et bâtiments
 
Les terrains figurant au bilan pour leur valeur d’acquisition peuvent, de ce fait, contenir une plus-value potentielle importante. Il importe de distinguer si le terrain est bâti (surface construite plus emprise indispensable) ou non bâti.
1.       Terrain nu
 
La valeur d’un terrain dépend de nombreux paramètres : ( localisation, offre et demande, servitudes d’urbanisme, permis de construire,)
L’estimation de la valeur peut être faite soit en s’adressant à des cabinets spécialisés, soit en effectuant une enquête auprès des agents immobiliers des environs, des notaires et éventuellement des maires (zones industrielles).  Il est, dans tous les cas important de déterminer les servitudes d’urbanisme, les risques d’expropriation, les possibilités de construction, le coût de la viabilité.
Indépendamment du problème de la taxation des plus-values, il faudra tenir compte au cas où les terrains nus sont « hors exploitation », des frais de vente qu’il y aurait lieu de supporter en cas de cession effective.
2.      Terrains bâtis
 
Lorsque le terrain est occupé par des constructions, il convient d’en tenir compte dans la valeur adoptée. Deux méthodes sont utilisées :
  • Pratiquer un abattement forfaitaire de l’ordre de 30 % correspondant à l’immobilisation de terrain.
  • détermination d' un prix au m2 construit « terrain intégré » qui ne fait pas apparaître de valeur indépendante du terrain.
3.      Terrains loués
En cas de location par l’entreprise de terrains lui appartenant, il y a lieu lors de l’évaluation de tenir compte des diverses indemnités que le locataire pourrait exiger en cas d’éviction.
D.    Bâtiments
On distingue:
  •       Les bâtiments servant à l’exploitation,
  •       Les bâtiments hors exploitation.
 
1.      Bâtiments servant à l’exploitation
On distingue une multitude de classifications, les plus répandues étant :
  • ateliers,
  • Entrepôts,
  • Bureaux / Siège,
  • Bureaux / Usines.
Tout bâtiment d’exploitation, dans la mesure où il est effectivement utilisé dans le cadre de l'exploitation de l'entreprise a une valeur d’usage et ceci quelle que soit son ancienneté. Cette valeur d’usage dépend du mode de construction, de l’appropriation du bâtiment aux activités qui y ont leur siège, de la vétusté du bâtiment.
Dans le cadre d’une évaluation on retiendra la valeur vénale, pour tous les bâtiments banalisés ou banalisables, c’est-à-dire ceux pour lesquels il existe un marché portant sur des immeubles analogues (bureaux, entrepôts, bâtiments industriels légers). L’estimation peut être faite soit en consultant un cabinet d’expertise, soit en effectuant une enquête rapide (pour les biens de valeur modique).
La valeur d’utilisation stricto sensu peut quant à elle être approchée de deux façons. Par la valeur de construction d'une part et par la valeur d'acquisition d'autre part.
a)         VALEUR DE RECONSTRUCTION
Sur base du type de construction nécessaire pour les activités il est aisé d’obtenir des coûts de construction au m2. On peut alors appliquer à ces prix des coefficients pour appropriation et vétusté.
Exemple : L’usine à évaluer occupe 10 000 m2 ; elle est construite en béton sur 2 étages et a 15 ans. Une usine moderne permettrait une meilleur organisation de la production et serait construite sur un seul niveau. Le coût au m2 d’un tel bâtiment serait d’environ 1200 Euros/ m2. On peut estimer la valeur des bâtiments de la manière suivante :
Valeur d’usage :Surface x coût de construction à neuf x coefficient d’appropriation x coefficient de vétusté. = 10 000 x 1 200 x 50 % = 6 000 000 euros.
 
Remarque : Une variante plus rapide de cette méthode consiste à substituer à la valeur de construction à neuf, la valeur de remplacement calculée par le cabinet d’expertise d’assurance, puis à appliquer les mêmes coefficients
b)        APPROCHE PAR LA VALEUR D’ACQUISITION
Les bâtiments peuvent être assez spécifiques de l’activité et avoir donné lieu à divers investissements et aménagements répartis sur plusieurs années. On peut alors réactualiser année par année les différents investissements pour reconstituer une valeur à neuf en francs actuels puis appliquer des coefficients de vétusté et d’appropriation. La réactualisation peut être réalisée par application aux chiffres comptables des différents indices du coût de la construction, ou des indices de revalorisation des cabinets d’expertise d’assurance.
2.      Bâtiments hors exploitation
a)        Evaluation par la valeur vénale
Le mode d’évaluation à adopter est dans tous les cas celui de la valeur vénale, c’est-à-dire, celle qui pourrait être obtenue lors d’une vente réelle. Cette valeur peut estimée par expertise et recherche de points de comparaison. Toutefois on pourra, s’il s’agit d’un bâtiment difficile à vendre, procéder à une réfaction égale au coût des capitaux engagés pendant la période nécessaire à la réalisation du bien. Par ailleurs, les frais prévisibles de vente sont à déduire.
b)        Cas particulier des logements (1 % construction).
De nombreuses situations peuvent être rencontrées :
  • Immeubles appartenant à l’entreprise et loués au personnel,
  • Prêts à la construction,
  • Parts de société immobilière.
L’appréciation de la valeur des immeubles et des prêts peut être effectué à travers l’actualisation du montant des loyers ou des intérêts. En ce qui concerne les parts des sociétés immobilières celles-ci n’ont guère de valeur si on ne contrôle pas la gestion de la société. On admettra dans ce cas qu’un tel actif a pour l’entreprise une valeur d’utilisation égale à sa valeur nette comptable dans le meilleur des cas.
E.     Matériel
1.      Matériel courant
Un certain nombre de matériels font l’objet de transaction sur le marché de l’occasion : par suite, il existe des points de référence permettant de déterminer, au moins approximativement, leur valeur (revues spécialisées, Argus). Toutefois, les indications recueillies doivent être interprétées en fonction des conditions de service (1, 2 ou 3 postes) et d’entretien (préventif ou au coup par coup).
2.      Matériel non coté
Plusieurs méthodes voisines de celles utilisées pour l’évaluation des bâtiments peuvent être utilisées.
a)        Valeur d’utilisation
La valeur d’utilisation sera appréciée à partir de la valeur à neuf corrigée par l’application d’un coefficient permettant de tenir compte de la durée de vie résiduelle. Celle-ci peut être estimée à travers le taux d’emploi, et l’importance de l’entretien pratiqué. Une méthode rapide et généralement prudente consistera à simplement réévaluer les valeurs comptables en calculant forfaitairement la valeur d’usage par la formule :
(1)    V = Valeur nettes comptables x Valeurs à neuf /Valeur brute comptable
Cette méthode est applicable chaque fois que les modalités comptables d’amortissement ne sont pas trop éloignées de l’amortissement technique.
b)        méthode delà réévaluation
On peut sinon utiliser la méthode de réévaluation qui consiste à actualiser les investissements et à pondérer chacune des valeurs obtenues par l’application d’un coefficient de vétusté. Cette méthode peut être appliquée soit à des matériels individualisés, soit à des catégories regroupant des familles de matériels homogènes.
c)         Remarque
a)   Pour certains types de matériel, il est possible en cas d’évaluation rapide de procéder à partir des capacités installées (KW installé pour les soudeuses haute fréquence par exemple) que l’on valorise à partir d’un prix moyen connue dans la profession.
b)   En cas de fusion, les travaux d’expertise peuvent être confiés à des groupes de travail réunissant les ingénieurs et techniciens des différentes sociétés qui définiront en commun leurs méthodes et se chargeront de leur application.
c)   Il est nécessaire d’être très vigilant quant aux estimations dans les professions à évolution technologique rapide. Il s’agira, en effet, plus d’apprécier les risques d’obsolescence que la vétusté du matériel.
d)   Le matériel « sous bâche » devra être apprécié en valeur vénale (donc éventuellement : valeur de liquidation).
e)   Certaines sociétés arrivent à améliorer substantiellement par leurs propres moyens des matériels qui figurent dans leurs comptes pour la seule valeur d’acquisition ; il est normal de tenir compte des dépenses engagées si on peut les connaître par la comptabilité analytique.
f) Il peut arriver que certains matériels ne figurent pas au bilan. Il convient de les inclure dans l’évaluation.
F.     Agencements et installations
1.      Agencements généraux
Dans le cas le plus fréquent on a déjà tenu compte de leur montant lors de l’évaluation des immeubles. Toutefois, dans le cas d’agencements réalisés dans des bâtiments loués, une évaluation distincte se justifie si le locataire bénéficie d’une protection juridique (bail 3, 6, 9).
2.      Agencements spécifiques
Ils s’évaluent de la même manière que les matériels.
a)        Remarque
Il est dangereux de retenir la comptabilité pour base, les sorties étant rarement enregistrées et les travaux faits par l’entreprise fréquemment omis.
G.    Valeurs incorporelles (Brevets, marques, modèles, fonds de commerce, droit au bail)
Dans la mesure où l’ensemble de la démarche d’évaluation a précisément pour objet de déterminer globalement une valeur incorporelle qui s’ajoute ou se retranche à la valeur d’actif net, il n’y a pas lieu d’évaluer ces éléments au niveau de l’actif net. Par contre, les modèles, marques et brevets non exploités doivent rentrer dans l’appréciation de l’actif net. On les évaluera dans l’optique d’une cession éventuelle, si celle-ci est réellement possible.
H.   Crédit-bail
Les raisons juridiques qui éliminent du bilan comptable la présentation des immobilisations financées par crédit-bail ne s’appliquent pas lors d’une évaluation économique du patrimoine. Aussi convient-il de rétablir la situation de la manière suivante : 
·        Les matériels (ou les bâtiments) loués seront évalués comme s’ils appartenaient à l’entreprise.
·        La charge du crédit-bail restant à courir sera décomposée en principal mis dans les dettes au passif du bilan et en intérêts pris en compte annuellement dans les comptes d’exploitation.
·        On pratique un amortissement technique sur la valeur calculée du matériel loué.
I.       Prêts à plus d’un an
Ils doivent être repris pour la valeur comptable. Toutefois lorsqu’il s’agit d’opérations à faible taux, on les actualisera à un taux égal à la différence entre le taux normal et le taux courant.
Les prêts consentis aux filiales sont souvent assimilables à des participations et sont, dans ce cas, à inclure dans l’analyse
correspondante
J.       Participations
Les filiales doivent être consolidées dans la mesure où elles forment avec la maison mère un ensemble économique (au sens large) homogène. Si ce n’est pas le cas (diversifications et participations minoritaires), elles sont à évaluer de manière distincte et à considérer comme bien hors exploitation. Dans le cas où elles sont en perte on les prendra pour zéro, voire pour une valeur négative si elles risquent d’impliquer la maison mère dans leurs difficultés.
Les participations minoritaires dans des sociétés non cotées pourront être évaluées soit à partir de la valeur de capitalisation des dividendes, soit à partir d’une valeur plausible de négociation.
K.     Actif circulant
1.      Stocks
a)        Précautions de base
·  Réaliser un inventaire physique complet (en pratique cependant l’inventaire est souvent différé, l’évaluation étant faite sous réserve d’inventaire).
·  Etudier la rotation des stocks et examiner tout particulièrement la composition de ceux à faible rotation nulle (« rossignols »).
·  Se faire préciser les méthodes de valorisation utilisées actuellement et auparavant.
 
(1)    MATIÈRES PREMIÈRES
Le mode d’évaluation peut être :
·        Le cours du jour (ou une moyenne des cours de la dernière période).
·        Le prix de revient d’achat (prix de revient moyen pondéré).
 
 
2.      PRODUITS FINIS
2 cas sont envisagés :
·         Les produits sont vendus (ou pré-vendus).
·         Les produits sont à vendre.
 
Dans le premier cas on retiendra comme mode de valorisation le prix de revient complet (voire le prix de vente) diminué des coûts restant à engager (frais de port, d’emballage, commission, …).
Dans le second cas, on prendra le prix de revient industriel (prix de revient usine), c’est-à-dire un prix de revient ne comprenant ni bénéfice, ni frais de structure, ni frais de distribution. Les provisions pour stocks dormants doivent être calculées avec rigueur en tenant compte des risques en cours (changement de modèle, marché, …).
3.      PRODUITS EN COURS
On utilisera les mêmes méthodes que pour les produits finis, mais en tenant compte de l’état d’avancement des travaux.
4.      TRAVAUX EN COURS
Dans les entreprises travaillant à la commande (engineering, bâtiment, travaux publics, ; etc.), les travaux en cours seront évalués en valeur de vente (situations émises et acceptées par exemple), toutefois il sera nécessaire de procéder à un rapprochement de la situation comptable et de l’avancement technique des travaux de façon à pouvoir déceler les éventuels décalages qui, s’ils existent, peuvent être lourds de conséquences (notion des travaux restant à effectuer).
L.     Clients
Il convient de vérifier que le montant des provisions constituées est suffisant. Dans ce but, il est souvent utile de s’appuyer sur une balance par antériorité des soldes, classant les créances par âge, et qui permet de déterminer assez facilement les risques de non-recouvrement. Lors de cette évaluation des provisions nécessaires, il faut tenir compte également des risques probables sur effets escomptés non échus (hors bilan).
M.   Eléments du passif
1.      Provisions à caractère de réserves
Elles sont à réintégrer dans l’actif net, mais si les réserves constituées ne sont pas libres d’impôt, on déduira de leur montant la valeur actualisée de la charge fiscale à payer.
2.      Autres provisions
On devra le cas échéant constituer des provisions pour risques sur procès en cours ou prévisibles, litiges divers, redressements fiscaux, etc.
3.      Autres éléments du passif
En règle générale, il n’y a guère de redressement à effectuer.Le seul cas où une correction significative doit être faite est celui des entreprises qui bénéficient de crédits à long terme à des taux notoirement inférieurs au taux de marché : on peut dans ce cas admettre le principe d’une décote calculée par actualisation à un taux égal à la différence entre le taux du marché et le taux du prêt. En pratique cela concerne surtout les entreprises qui bénéficient d’un moratoire ou d’un concordat.
 
Par Frédéric Garcia - Publié dans : Evaluation
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